France : 25 800 emplois salariés privés en moins au troisième trimestre
L'Insee estime le recul à 0,1 % entre juin et septembre. L'intérim rebondit, tandis que l'agriculture, l'industrie et la construction perdent des emplois.

Le rebond de l’intérim ne suffit pas à ramener l’emploi privé à la hausse. Dans son estimation flash publiée le 30 octobre, l’Insee fait état de 25 800 emplois salariés privés en moins entre juin et septembre 2026. La diminution atteint 0,1 %, après un recul de 24 300 postes au trimestre précédent.
À la fin de septembre, le secteur privé compte environ 20,93 millions d’emplois salariés en France hors Mayotte. Il se situe 0,3 % sous son niveau d’un an auparavant, soit 69 800 emplois de moins. L’Insee indique que les contrats en alternance, essentiellement l’apprentissage, contribuent fortement à la baisse du trimestre.
L’intérim progresse, la construction poursuit son recul
Après une baisse au deuxième trimestre, l’emploi intérimaire augmente de 1,3 %, soit 8 900 postes supplémentaires. Il retrouve ainsi un niveau légèrement supérieur à celui de septembre 2025, mais reste inférieur de 8,7 % à celui de fin 2019.
Dans l’industrie, hors intérim, 6 400 emplois disparaissent sur le trimestre. La construction perd 6 100 postes : son recul se poursuit depuis le troisième trimestre 2023. L’agriculture enregistre une baisse de 6 000 emplois salariés.
| Secteur | Variation |
|---|---|
| Agriculture | −6 000 |
| Industrie, hors intérim | −6 400 |
| Construction, hors intérim | −6 100 |
| Services marchands, hors intérim | −12 000 |
| Intérim | +8 900 |
| Services non marchands du privé | −4 300 |
Données Insee corrigées des variations saisonnières, France hors Mayotte. Les chiffres sectoriels sont arrondis. Les intérimaires sont comptés dans le secteur qui les emploie et les rémunère, quelle que soit l’activité de l’entreprise où se déroule leur mission.
Un niveau encore supérieur à celui d’avant la crise sanitaire
Malgré les baisses récentes, l’emploi salarié privé reste supérieur de 4,9 % à son niveau de fin 2019, soit environ 982 100 postes supplémentaires. Cette comparaison de long terme ne change pas le constat du trimestre : les services marchands hors intérim perdent 12 000 emplois et les services non marchands du secteur privé en perdent 4 300.
Ces résultats constituent une première estimation, principalement fondée sur les déclarations sociales nominatives. Ils ne mesurent pas directement le nombre de chômeurs. L’Insee prévoit de publier les résultats détaillés du troisième trimestre le 27 novembre 2026 à 8h45.